C'est parti vers l'ouest : de Maria à Gatineau !

Départ tôt le jeudi 26 au matin. On devait se rendre à Montmagny chez Lilianne que l'on avait rencontrée à l'aller, mais elle a dû annuler. Alors, on se dit que l'on va avancer le plus possible et sue l'on improvisera.
Un  enseignant de mathématiques et d'espagnol nous emmène à Carleton. Il donne ses derniers jours de la semaine avant d'aller chasser l'orignal ce week end. Il a pu prendre son lundi (le principal est aussi un chasseur) et le canöé est déjà sur la voiture. Une dame agée nous prévient qu'elle peut nous avancer, mais pas très loin. On est resté 45 minutes dans sa voiture. Tout est relatif. C'est une ancienne enseignante qui essaie de pousser Elouan a s'inscrire en étude en Gaspésie. Elle nous dépose à la frontière entre le Québec et le Nouveau Brunswick en face de Campbelton. On trouve facilement un français qui quitte la Gaspésie pour se rendre au parc du Bic. Sur la route, nous traversons la vallée de la Matapédia que l'on avait franchie de nuit à l'aller : des arbres rouges et oranges autour d'une rivière.
Déposés au parc du Bic, on comprend que nous ne sommes pas au meilleur endroit pour monter le vers Québec. Et oui, au Québec, on remonte le fleuve en allant vers le sud puisque qu'on remonte le courant. Le parc à l'air magnifique mais il peut tellement que l'on ne se pose même pas la question de rester. Des français nous ramènent 400 mètres en arrière sur la 132/A20 et grâce à eux on trouve une dame qui se rend à Québec et qui nous prend en pitié. On a même pas le temps d'être mouillé. Elle va rendre visite à sa fille et à sa petite fille de 18 mois. Nous quittons la 132 après trois semaines à s'y promener dans tous les sens. On vient d'avaler plus de 600km tellement facilement...

La première chose que l'on fait à Québec est d'aller manger une poutine. Il est 16 heures et on n'a rien mangé depuis le matin. Puis on se rend chez JC qui est absent et on profite de cette soirée pour rester au calme.
Ce week end, on a joué au beach volley avec des étudiants, on s'est promené en basse-ville, on a fait la fête, un karaoké. On en a profité pour cuisiner (une pizza, des spagghetis bolognaises et des pancakes) vu qu'on avait du pouvoir sur ce que l'on pouvait manger. Je suis même allé au ciné dans la plus petite salle que je n'ai jamais vu : 35 places.
Dimanche midi, après le brunch, JC nous dépose avec sa décapotable en sortie de Québec sur l'A40, direction Montréal. On se dit vraiment au revoir cette fois, émus. Merci encore de nous avoir accepté tant de fois dans ton petit appartement.

 Notre papa
On quitte Québec en décapotable

Le spot que j'avais repéré sur internet n'existe plus et on pense que cela va être compliqué de pogner une voiture. On recule sur le boulevard jusqu'à trouver un endroit où les voitures pourront stationner. On tend notre panneau Trois-Rivière et moins de trois minutes plus tard, incroyable, Sylvie s'arrête, en décapotable. Comme on ne sait pas où dormir ce soir, elle nous invite chez elle et son mari Marcel. Si on est heureux d'être en décapotable, on doit avouer que malgré le soleil, il caille derrière. Sylvie nous propose plusieurs fois de remettre le toit, mais hors de question. On change de place en cours de trajet. Sylvie est retraitée. Elle a beaucoup fait de stop pour se rendre notamment sur l'île de Terre-Neuve, ce qui fait une sacré trotte. Elle et son mari font également de la moto et ont voyagé à travers l'Europe plusieurs mois dans les années -80. Alors que les km défilent sur l'A40, Sylvie nous apprend qu'elle a acheté un bar il y a un an et demi dans Montréal Nord : le Über. C'était un endroit qu'elle aimait connaissait et quand elle a su qu'il était en vente, elle n'a pas pu résister. Elle nous propose d'y aller le soir.
Journée 100% en décapotable

Arrivés en fin d'après-midi, on prend une douche et on souffle dans nos appartement de ce soir. Nous rencontrons Marcel qui n'est absolument pas surpris par notre présence : "C'est tout à fait Sylvie". Ils nous préparent des hamburgers végétariens et on leur pose des questions sur leur voyage en Europe. Puis Sylvie nous emmène au Über où noys rencontrons Alban, co-gérant et quelques habitués.
C'est étonnant car le comptoir a la forme d'un U et les gens s'y assoient afin de jaser tous ensemble plutôt que de s'assoir sur des tables afin d'être tranquille.
Marcel et Sylvie, nos hôtes.

Lundi 30 septembre au matin, après un petit déjeuner, Sylvie nous dépose généreusement sur l'entrée de l'A50 en direction de Gatineau/Ottawa, où nous sommes attendus le soir, à seulement 1h30 de route. Et pourtant... Il nous faudra 7 heures pour y arriver. En 4 heures d'attente, on avance d'à peine 20/30 km jusqu'à Lachute. On a vraiment dû mal à quitter Montréal, comme il y a quelques semaines. On quitte à un moment l'autoroute pour prendre les petites routes provinciales. On en voit passer des voitures. C'est parfois difficile de continuer à sourire.
Miraculeusement, vers 15 heures. La situation se débloque et grâce à quelques petits trajets, on arrive à trouver des voitures qui nous avancent bien. Finalement, un cultivateur de cannabis nous dépose devant chez nos hôtes couchsurfing à Gatineau.

Désolé, on n'a pas pris beaucoup de photos cette fois.

Commentaires

  1. Enfin des nouvelles ! Je commençais à désespérer ... c'est la belle aventure quand même !
    J'espère que depuis tout va bien . Continuez à nous raconter, ça nous sort du quotidien et nous envoie une bouffée d'air frais .
    Gros becs à tous les 2 ou + ...

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  2. Nous avons demandé de vos nouvelles à Cosma et Anouck hier soir qui sont venus manger. Nous sommes heureux que votre voyage se passe bien et que vous avez la chance de rencontrer des gens intéressants. Nous pensons beaucoup à vous. Gros bisous

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