Portland - 16 au 20 décembre
On s'installe pour les prochaines nuit chez Lee, musicien, joueur d'échec et danseur de tango. Il nous dit qu'il peut nous apprendre les bases du tango avant de nous emmener dans un lieu pour le danser. Le soir même, je prend ma première leçon : le rôle du leader et du suiveur, apprendre à marcher les bustes parallèles dans la pièce, sentir la balance du poids sur les jambes pour synchroniser les mouvements. Et on reprend ça le lendemain. Je palpite d'excitation à l'idée de danser le tango avec des inconnues.
Pendant les journées qui précèdent la soirée tango, on découvre la ville. On se promène dans les quartiers proches de la maison de Lee et dans le centre ville. Les rues sont remplies de cafés, de restaurants, de magasins divers. Des terrasses que l'on n'avait pas vues depuis plusieurs mois remplissent un peu partout les trottoirs. On profite de la cuisine de Lee pour cuisiner (crêpes, purée, saucisse...) et on partage tous les repas. On parle de tout avec lui. Il raconte notamment son enfance au sud de la Californie. Enfant, il se rappelle trouver des déchets de la guerre partout sur la plage. Notamment un jour une grosse boîte contenant une mitraillette.
Il s'amuse aussi à nous battre à plates coutures au échecs.
Anton a eu la bonne idée d'acheter une bouteille de vin rouge pour se donner du courage. Avant de partir danser, Lee nous explique les règles de jeu. Un événement de tango s'appelle un Melonga. Les musiciens jouent trois musiques similaires puis changent de registre pour trois autres musiques et ainsi de suite. On appelle ça un tanda. Quand on danse avec un ou une partenaire, on le fait sur toute la durée du tanda. Pour choisir son partenaire, il ne faut pas demander. Cela se fait par le jeu de regard dit Cabeceo. Quand il y a contact des regards, si la fille ne veut pas danser elle tournera la tête. Il ne faut pas insister, si la fille en a envie elle le vous fera comprendre et vous pourrez vous dirigez vers elle.
Après avoir enregistré tous les conseils de Lee et bu quelques verres de vin, on est partis sur le lieu pour un entrainement d'une heure avant le melonga. Il y a principalement des débutants et des vieilles personnes plus expérimentés. L'entraînement fini, place à la musique. Les gens se mettent à danser, la salle se remplit petit a petit. Les femmes arrivent avec leur belle robe, leurs talons aiguilles, bijoux et belle coiffure.
Moi je n'ai que mon T-shirt blanc de la Bretagne rentré dans mon jean, et Anton est en chaussettes.
Pour me mettre en confiance, je demande à la prof du cours une danse qu'elle m'avait réservé. On danse pendant deux chansons. Je me débrouille pas trop mal pour une première. Anton a son premier cabeceo avec une débutante. Une danse, puis il revient s'asseoir à coté de moi, soulagé. Après quelques hésitations, je vais demander sans cabeceo une danse à la même fille. Elle s'appelle Aby, a les cheveux noirs, une robe noire à pois blancs et du rouge à lèvre. Elle est très gentille mais très timide. On danse maladroitement sur deux chansons avec le sourire aux lèvres. Je me rassoit alors qu'Anton repart danser. Je me concentre sur le cabeceo apres qu'une jeune femme m'a gentillement refusé une danse.
J'observe les danseurs pendant un long moment. Je regarde les hommes, leur façon de mener la danse pendant que les femmes jouent autour de leur cavalier avec une grande classe. Assis en face de moi, une jeune femme aux cheveux bouclés me regarde. Elle porte une robe noire et son épaule droite est nue. Le tissu descend jusqu'au dessus des chevilles. Je réponds d'un sourire à son cabeceo. Elle s'appelle Polina. D'origine russe, elle en a gardé un accent. On passe une très bon moment sur une belle chanson. Je ressens les premiers frissons que Lee m'avait d'écrit. Puis, tout sourire, je rejoins ma chaise pour me remettre de mes émotions. Ma prochaine cavalière s'appelle Jessica. C'est une femme blonde qui connait un peu tout le monde dans la salle, sauf Lee. Si Polina était l'élégance, Jessica est la folie. Elle tournoie autour de moi sans s'arrêter, et malgré mon piètre talent de leader, elle comprend où je veux en venir dans mes pas.
Il y a aussi un jeune duo qui danse avec beaucoup de classe. La fille, une asiatique porte une longue robe argentée avec une ouverture sur le flan de sa jambe droite. Ils ont dû me voir les observer car pendant les dernières chansons, cette fille m'a fait un cabeceo. C'est comme ça que je me retrouve avec Laura, l'une des plus étincelantes danseuses de la salle pour mon dernier tanda.
A la fin du melonga, on rentre à la maison la tête remplie de bons souvenirs. Anton se sert un verre de vin, complètement vidé. On l'imite.
Normalement, on aurait dû quitter Portland ce jeudi, mais on a demandé à Lee si l'on pouvait rester deux jours de plus, notamment pour aller voir un match de basket le vendredi soir.
Les Magic d'Orlando jouent contre les Blazers de Portland. Orlando en blanc et bleu et les Portland en rouge. L'énorme stade ressemble à une arène romaine aux couleurs de Portland. Le match dure plus de deux heures mais on ne s'ennuie jamais. Il y a toujours quelque chose pour occuper le public : des vidéos, des jeux, des danseurs et des danseuses... A la mi-temps, on fait le tour du stade en marchant, la balade traditionnelle dans les stade americains. La nourriture et les boissons sont hors de prix. La rencontre se termine sur le score de 118 -103 pour les locaux grâce à la très belle adresse à 3 points de Mac Collum et de Damien Lillard
Pendant les journées qui précèdent la soirée tango, on découvre la ville. On se promène dans les quartiers proches de la maison de Lee et dans le centre ville. Les rues sont remplies de cafés, de restaurants, de magasins divers. Des terrasses que l'on n'avait pas vues depuis plusieurs mois remplissent un peu partout les trottoirs. On profite de la cuisine de Lee pour cuisiner (crêpes, purée, saucisse...) et on partage tous les repas. On parle de tout avec lui. Il raconte notamment son enfance au sud de la Californie. Enfant, il se rappelle trouver des déchets de la guerre partout sur la plage. Notamment un jour une grosse boîte contenant une mitraillette.
Il s'amuse aussi à nous battre à plates coutures au échecs.
Vue du parc du Mont Tabor
Anton a eu la bonne idée d'acheter une bouteille de vin rouge pour se donner du courage. Avant de partir danser, Lee nous explique les règles de jeu. Un événement de tango s'appelle un Melonga. Les musiciens jouent trois musiques similaires puis changent de registre pour trois autres musiques et ainsi de suite. On appelle ça un tanda. Quand on danse avec un ou une partenaire, on le fait sur toute la durée du tanda. Pour choisir son partenaire, il ne faut pas demander. Cela se fait par le jeu de regard dit Cabeceo. Quand il y a contact des regards, si la fille ne veut pas danser elle tournera la tête. Il ne faut pas insister, si la fille en a envie elle le vous fera comprendre et vous pourrez vous dirigez vers elle.
Après avoir enregistré tous les conseils de Lee et bu quelques verres de vin, on est partis sur le lieu pour un entrainement d'une heure avant le melonga. Il y a principalement des débutants et des vieilles personnes plus expérimentés. L'entraînement fini, place à la musique. Les gens se mettent à danser, la salle se remplit petit a petit. Les femmes arrivent avec leur belle robe, leurs talons aiguilles, bijoux et belle coiffure.
Fin de la leçon
Moi je n'ai que mon T-shirt blanc de la Bretagne rentré dans mon jean, et Anton est en chaussettes.
Pour me mettre en confiance, je demande à la prof du cours une danse qu'elle m'avait réservé. On danse pendant deux chansons. Je me débrouille pas trop mal pour une première. Anton a son premier cabeceo avec une débutante. Une danse, puis il revient s'asseoir à coté de moi, soulagé. Après quelques hésitations, je vais demander sans cabeceo une danse à la même fille. Elle s'appelle Aby, a les cheveux noirs, une robe noire à pois blancs et du rouge à lèvre. Elle est très gentille mais très timide. On danse maladroitement sur deux chansons avec le sourire aux lèvres. Je me rassoit alors qu'Anton repart danser. Je me concentre sur le cabeceo apres qu'une jeune femme m'a gentillement refusé une danse.
J'observe les danseurs pendant un long moment. Je regarde les hommes, leur façon de mener la danse pendant que les femmes jouent autour de leur cavalier avec une grande classe. Assis en face de moi, une jeune femme aux cheveux bouclés me regarde. Elle porte une robe noire et son épaule droite est nue. Le tissu descend jusqu'au dessus des chevilles. Je réponds d'un sourire à son cabeceo. Elle s'appelle Polina. D'origine russe, elle en a gardé un accent. On passe une très bon moment sur une belle chanson. Je ressens les premiers frissons que Lee m'avait d'écrit. Puis, tout sourire, je rejoins ma chaise pour me remettre de mes émotions. Ma prochaine cavalière s'appelle Jessica. C'est une femme blonde qui connait un peu tout le monde dans la salle, sauf Lee. Si Polina était l'élégance, Jessica est la folie. Elle tournoie autour de moi sans s'arrêter, et malgré mon piètre talent de leader, elle comprend où je veux en venir dans mes pas.
Il y a aussi un jeune duo qui danse avec beaucoup de classe. La fille, une asiatique porte une longue robe argentée avec une ouverture sur le flan de sa jambe droite. Ils ont dû me voir les observer car pendant les dernières chansons, cette fille m'a fait un cabeceo. C'est comme ça que je me retrouve avec Laura, l'une des plus étincelantes danseuses de la salle pour mon dernier tanda.
Sur tout type de musique
A la fin du melonga, on rentre à la maison la tête remplie de bons souvenirs. Anton se sert un verre de vin, complètement vidé. On l'imite.
Normalement, on aurait dû quitter Portland ce jeudi, mais on a demandé à Lee si l'on pouvait rester deux jours de plus, notamment pour aller voir un match de basket le vendredi soir.
Les Magic d'Orlando jouent contre les Blazers de Portland. Orlando en blanc et bleu et les Portland en rouge. L'énorme stade ressemble à une arène romaine aux couleurs de Portland. Le match dure plus de deux heures mais on ne s'ennuie jamais. Il y a toujours quelque chose pour occuper le public : des vidéos, des jeux, des danseurs et des danseuses... A la mi-temps, on fait le tour du stade en marchant, la balade traditionnelle dans les stade americains. La nourriture et les boissons sont hors de prix. La rencontre se termine sur le score de 118 -103 pour les locaux grâce à la très belle adresse à 3 points de Mac Collum et de Damien Lillard
Exterieur
Intérieur
3 points pour Portland






Tout simplement : j'aime
RépondreSupprimerQuel courage de danser un tango après si peu d'entrainement! vous êtes doués et Lee est un excellent prof qui vous a donné confiance. On palpite en lisant ce nouvel épisode,on était avec vous en lisant ce récit. Bravo
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