Norvège - la côte de Kristiansand à Kragorø

 22.10

Je marche dans Kristiansand, mange un burger et me dirige vers l'est de la ville. Je serais bien parti vers Bergen et la côte Ouest mais le temps annoncé y est très mauvais. Je vais donc lentement aller vers Oslo et la Suède, au Nord Est. Je tente le coup avant la tombée de la nuit et John Philipp s'arrête. Je lui dit que je cherche un endroit où poser ma tente. Il me montre un chemin et accepte que je prenne une douche le lendemain. Je me pose devant un plan d'eau. Dîner en extérieur, la température est supportable. J'arrive enfin à lire sous la tente. Les cerfs volants de Romain Gary. 


23.10

Finalement, pas de douche. La femme de JP en a décidé autrement. Longue marche vers la route de Høvag. Sinueuse et étroite. Très agréable. Une dame avec ses enfants me dépanne de quelques centaines de mètres, j'attends un peu, puis un homme avec des enfants me conseille de rejoindre l'autoroute E18 qui remonte vers Oslo. Je lui dis que ce n'est pas le but, que je veux prendre le temps et que quelqu'un va bien finir par s'arrêter.  En effet, une dame me conduit à Høvag. Puis, une autre dame en 4x4 jusqu'à l'entrée de Lillesand. Je jette mon sac à dos derrière la cabine, ca me rappelle les E-U. Ma conductrice va voir des parents puis ça profiter de cette belle journée ensoleillée pour pêcher homard avec son mari. Je trouve une voiture pour le centre de Lillesand,  j'apprends qu'une loi oblige les proprietaires a y peindre leur maison en blanc. Café en ville, débarrassé de mon sac à dos. 


Marche jusqu'à la sortie de la ville, j'attends un peu. Je textote. Puis Mel  s'arrête. C'est un maçon croatien qui a d'abord habité 9 ans à Londres. Il y a rencontré sa femme Norvégienne, et cela fait maintenant 8 ans qu'il vit ici avec ses trois enfants. Il me questionne sans arrêt sur la raisons de mon voyage. Il trouve ça fou. A ma demande, je prends une douche chez lui. Puis il me fait assoir a table et me nourrit. Il me trouve courageux, je lui rétorque que ce n'est pas plus facile d'aller vivre dans deux pays differents de son pays natal. 


Il conduit sa fille chez un ami et m'emmène à Grimmstad. Nouvelle promenade. Puis je pars vers Arendal, la grande ville du coin. Deux hommes reviennent d'un match de football, victoire 3-2 de l'équipe locale en deuxième division norvégienne. Deux filles de mon âge, puis une mère de famille me dépose dans le centre d'Arendal. Elle me conseille de prendre l'ascenseur pour voir le panorama. J'essaie d'entrer dans la bibliothèque mais les gens qui y rentrent n'acceptent pas de me laisser entrer quand je leur demande. Il faut un code.


Je finis par essayer de sortir de la ville alors que le soleil se couche. Je marche et je tente ma chance quand j'atteinds des arrêts de bus, puis je remarche. Finalement,  Mayreen s'arrête avec deux enfants dans la voiture. Je lui dis que je n'ai pas de destination précise, que je cherche juste un endroit calme où passer la nuit. Elle me dit qu'elle peut m'en montrer un mais qu'elle doit déjà passer chez elle, sur l'île en face d'Arendal. Mayreen a l'air assez intéressé par mon voyage. C'est une prof de sciences. On boit un café dans son salon puis elle appelle son mari, parti en balade avec leur dernier. Je ne le sais pas encore mais elle lui demande si il serait d'accord pour que je reste. Malheureusement il refuse. Mayreen me conduit donc à une plage où je pourrais camper. Elle me dit que son mari était un peu fâché au téléphone, qu'elle ait fait rentrer quelqu'un  dans la voiture avec les enfants, puis dans la maison. Je quitte une Mayreen vraiment désolé et je plante ma tente près de la mer, je dîne sur la plage. Lecture. Dodo à 21h.


24.10
Réveil à 7h00. Petit déjeuner sur la plage. C'est dimanche. C'est très calme. Je marche pendant une heure pour sortir de l'île, puis je continue vers le nord est. Un homme s'arrête, et super content de m'aider et fait un sacré détour. Il me pose un peu au milieu de nulle part mais assez rapidement, une fille de mon âge me prend. Elle travaille dans le handicap et part travailler pour une session de 12h. Elle me pose au centre de la petite ville de Tvedestrand, très jolie. Je descends au port par une route semi piétonne. 

Puis je remonte la 411. Martin s'arrête très vite. Sur les sièges arrières, il y a un sac "Presqu'île de Quiberon". Je lui dis que j'habite juste à côté. Martin est un ancien boucher habitant à Gjeving. Il est parfois appelé par les chasseurs lorsqu'ils ont besoin d'aide pour découper un animal. Martin me fait le tour de la ville puis fait un détour pour m'emmener à Laget.

Derrière un pont, un couple sz rendant à Oslo me dépose un peu plus loin sur la jonction avec la 416 pour que je puisse me rendre à Risør. Un homme originaire du Soudan me conduit sur les derniers kilomètres jusqu'à Risør. Je souffle un peu. Tout s'est très bien passé ce matin. J'ai presque jamais attendu. Je bois un café, j'écris.
 Je n'ai aucun mal à trouver quelqu'un pour me rendre à Akland. Il s'agit d'un homme qui rentre de la pêche. Il n'a que des crabes qu'il va donner à des amis. Tous les homards qu'il a trouvé étaient des femelles avec des oeufs et il a du les relâcher. 
A Akland, j'attends 45 min sans succès. Je finis par marcher les 3 km qui me séparent de la ville suivante, Sondeled.

J'espère me rendre à Portør que l'on m'a decrit comme très joli. Et j'ai de la chance. Je rencontre rapidement une dame, peu rassurée de me faire monter dans sa voiture, qui s'y rend. Elle finit même par le proposer de camper dans son jardin. La tente plantée, je pars marcher vers la côte, uniquement composée de granits.  Pas mal de petites villas perdus au milieu de rien. Des gens se sont privatisés des piscines naturelles. Ma conductrice à elle hérité du cottage de sa grand-mère.


25.10
Au réveil, alors que je range mes affaires dans le sous-sol auquel j'ai accès, mon hôte vient à ma rencontre. Je lui demande si je peux prendre une douche et elle accepte. Elle insiste pour que je sèche la tente à l'intérieur. J'ai l'impression que ses craintes de la veille ont disparu et je me fais offrir un café sur le canapé pendant que Anna est en réunion. 


Petit tour à la mer sans le sac puis je repars. Je quitte la péninsule de Portør à pieds, en croisant deux voitures qui ne s'arrêtent pas. A la jonction pour Stabbestad, il pleut et pas plus de voiture. Je finis par marcher les 7 km jusqu'à la ville, en partie sur des routes forestières. Là, j'attends un bateau pour Kragorø pendant plus d'une heure. Tous les commerces sont fermés, c'est mort hors saison. L'homme qui maccueille sur le bateau est très souriant. La salle est surchauffée. J'observe l'eau, lisse, sombre, légèrement ridée. A Kragorø, je marche longtemps pour tenter de trouver un spot sur la 363. Mais peu de trafic et je reste sur le bord de la route. Je plante ma tente où je peux.



Commentaires

  1. Coucou Anton,
    Après ta marche vers les 2 mers au Danemark, je ne connais pas et c'est avec beaucoup de plaisir que je découvre ton périple .
    Cela a l'air de bien se passer et les paysages sont magnifiques .
    J'espère qu'il ne fait pas encore trop froid .
    Poursuis bien ta route, mais prends ton temps ...
    Je te fais mes plus gros bisous .

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